Votre nom
Cela devrait être facile, en réalité beaucoup se trompent… Tout d’abord ne mettez pas d’icône, vous voulez vous faire remarquer pour votre CV et la pertinence de vos publications, pas pour votre chemise à paillettes. Ajouter une icône, c’est passer pour un guignol dépourvu d’assurance. Vous pouvez également compléter votre nom par la mention d’un doctorat, mais pas un master : de nos jours tout le monde en a un, vous n’impressionnez personne et vous vous déconsidérez.

 La Photo
Soyons clairs : il est absolument impératif d’en mettre une. Vous ne voulez pas montrer votre tronche ? Une photo artistique travaillée, en noir et blanc fera parfaitement l’affaire. Si c’est réellement insupportable, mettez une photo qui symbolise quelque chose et reflète votre personnalité. Mais surtout ne laissez pas ce champ vide.

 

La phrase d’accroche
 Elle est absolument essentielle car tout le monde la voit, tout le temps. C’est l’endroit parfait pour indiquer que vous recherchez un emploi, recrutez de collaborateurs, etc. Là encore, évitez toute vantardise mais aussi les phrases creuses dignes d’un concours de beauté : de nos jours tout le monde travaille pour sauver la planète, tout le monde est sympa, etc. Si vous voulez vous distinguer, dites plutôt que vous voulez vous en mettre plein les fouilles.

 
Le profil
 Il convient tout d’abord de le compléter à 100%, de manière à obtenir le statut « all star » en anglais traduit bizarrement par le terme « expert » en français. Vous êtes très bien guidé par LinkedIn et il n’y a donc pas lieu de s’étendre longuement sur ce point.


Les skills
 Choisissez-les soigneusement : six à huit devraient amplement suffire. Ils doivent être aussi informatifs que possible. Par exemple un développeur peut y lister les langages qu’il maîtrise. Ensuite, votre réseau devra les valider. Plus les recommandations sont nombreuses, plus vous montrez que vous êtes malin et que vous avez une bonne connaissance des réseaux sociaux, une valeur de plus en plus importante en entreprise, où l’on attend de vous que vous fassiez en ligne la promotion de votre employeur. Et si le nombre de recommandations est conséquent, on supposera que vous êtes effectivement compétent dans le domaine indiqué. Prenons mon exemple : j’ai 99+ en « réseaux sociaux » avec la mention « Endorsed by Éric Temfack and 3 others who are highly skilled at this ». Il est donc très probable que j’y connaisse effectivement quelque chose… Notons également que sur ordinateur la valeur maximale est « +99 » alors que sur mobile ou tablette c’est le nombre réel qui est affiché.


Les articles dans Pulse
 Vous pouvez publier des articles dans « Pulse ». Mauvaise nouvelle : ils ne sont quasiment pas repris dans le flux, et seront très peu lus. Une possibilité donc sans intérêt si vous souhaitez vous valoriser auprès de votre réseau. En revanche il est possible que de potentiels employeurs les consultent, encore est-ce peu probable, tant ils sont sollicités… à moins de tomber sur un chasseur de tête particulièrement consciencieux, même un blog personnel mal référencé cumulera davantage de lectures.


 Post et commentaires
Lorsque vous postez, vous pouvez augmenter votre audience en citant explicitement diverses personnes grâce à la fonction arobase suivie du nom de la personne, celle-ci dans la grande majorité des cas recevra alors une notification. Sachez qu’initialement, un post n’est diffusé qu’à quelques dizaines de vos contacts, même si des milliers ont demandé à vous suivre. C’est en fonction de cette diffusion initiale et des réactions (like et commentaires) que LinkedIn décidera d’augmenter la diffusion. Certains affirment que la diffusion est encore réduite si vous ajouter un lien vers un article externe au site, d’après mon expérience c’est absolument faux.

 

Vous faire remarquer, ou pas ?
Soyons clairs : si vous êtes salarié vous représentez votre entreprise. Si vous insultez violemment quelqu’un sur LinkedIn, vous risquez le licenciement pour faute grave. La pratique que je recommande est de poster des informations intéressantes, en rapport avec votre secteur d’activité. Vous noterez nombre de publications tels « la famille avant le travail, vous êtes d’accord ? » avec des milliers de like. Étonnant non ? pas tant que cela, like et commentaires ayant été achetés. Vous trouverez aisément des dizaines d’officines dans Google. L’intérêt ? Aucun, sauf si vous vendez des formations en faisant croire que vous êtes un gourou d’Internet. Demandez plutôt à votre interlocuteur son SSI.

 

 Le SSI
Le SSI, ou Social Selling Index est une friandise proposée par LinkedIn afin d’évaluer votre activité et votre influence sur le réseau. À partir de 80 environ, c’est excellent. Un soi-disant « Influencer » avec 70 est un fumiste. Cela étant, il ne s’agit que d’un indice parmi d’autres. De manière générale, je déconseille formellement l’achat de telles formations : savoir utiliser LinkedIn, ou tout autre réseau, est loin d’être un exploit intellectuel et les principes de base que je suis en train de vous indiquer suffisent amplement. Les mauvaises pratiques On ne saurait les citer toutes, la pire d’entre elles est assurément le spam : L’un de vos contacts relève vos coordonnées personnelles grâce à un robot, puis vous adresse de force sa newsletter par email. Les envois n’étant pas ciblés, il expédie des publicités sans le moindre intérêt pour votre activité. Non seulement c’est illégal voire lourdement condamné par la RGPD, mais cela démontre que votre interlocuteur n’a pas la moindre connaissance en matière de marketing digital. Pour un expert, un vrai, il est en revanche parfaitement possible d’envoyer des milliers de messages parfaitement ciblés sans jamais être accusés de spam. Voici comment :

 

Sales Manager et Linked Helper
 Sales Manager, une option couteuse mais très utile, comprend entre autres un moteur de recherche où l’on peut combiner pas moins de vingt critères. Mais plutôt que d’envoyer messages ou invitations manuellement, il existe une fonction beaucoup plus efficace : Linked Helper. Il s’agit d’un robot sous forme d’extension pour Chrome. Vous pouvez ainsi automatiser de nombreuses tâches, par exemple envoyer un message ou une invitation à des prospects impeccablement ciblés grâce à Sales Manager. Personne ne vous accusera de spam. Jamais.

Les différences entre les contacts et les followers: aussi nombreuses que fondamentales
Vous êtes limité, pour le moment, à 30.000 contacts, ce qui est déjà énorme et augmentera certainement encore comme ce fut le cas dans le passé. Comment cela fonctionne-t-il ? Vous faites une demande de mise en relation, et vous devenez alors automatiquement follower, même si la mise en relation est refusée ! si celle-ci en revanche est acceptée, vous pouvez alors discuter gratuitement avec votre interlocuteur, qui devient alors également, et automatiquement, l'un de vos followers.

 

Le statut de follower
 Contrairement aux contacts, le nombre de followers est illimité. Si vous désirez suivre une personne sans lui écrire, inutile de gaspiller une demande de mise en relation. Contrairement à Twitter, les publications ne sont pas adressées à tous les followers, mais uniquement un modeste échantillon, entre cent et trois cents personnes. En fonction de l’intérêt suscité, le post sera alors davantage diffusé ou tué dans l'oeuf. Pour les personnes très sollicitées, telles que moi, vous disposez d'une option dans LinkedIn afin de mettre en avant l'option "suivre cette personne" plutôt qu'une mise en relation. On conserve ainsi son petit trésor de guerre et on limite les risques de vexer une personne en refusant une mise en relation.

Ne soyez pas stupide
Surtout pas de demande de mise en relation à l’aveugle : une personne m'a ajouté dans ses contacts pour me vendre... une formation LinkedIn ! Le temps qu'il s'aperçoive de l'absurdité de sa proposition, il m'a immédiatement bloqué, de sorte que je ne connais même pas le nom de notre gourou en devenir...

 

Les algorithmes ou le vaudou des farceurs
Ce sont ces mystérieuses formules qui déterminent entre autres la visibilité de vos publications. Les "experts" vous expliquent comment ils fonctionnent mais il y a hélas deux problèmes : le premier, c'est que personne ne sait comment ils sont définis, le second est qu'ils changent sans arrêt. Vous expliquer comment ils fonctionnent, ça impressionne le petit peuple, mais c'est de la pure fumisterie. LinkedIn, contrairement à Google Sérac, ne dévoile rien de ses algorithmes.

 

 Comme vous pouvez le constater, rien de bien compliqué dans tout cela. Par conséquent si quelqu'un s'auto-proclame "expert" LinkedIn, fuyez ! Il s'en trouve même qui arrivent à en écrire des livres... basés sur du vent ou plus bêtement encore la documentation en ligne, abondante et d'excellente facture.

 

 

 

 

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